Les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), collectivité située outre-mer depuis 1955, rassemblent l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, les îles Saint-Paul et Amsterdam, la terre Adélie et les îles Eparses. Ces dernières rassemblent les îles tropicales de l’archipel des Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India dans le canal du Mozambique et Tromelin au nord de La Réunion. Les îles australes sont classées en réserve naturelle nationale depuis 2006.



Depuis leur découverte, ces îles ont connu une histoire marquée par de multiples tentatives de mise en valeur (élevage du mouton et usine baleinière à Kerguelen, conserverie de langoustes à Saint-Paul…), qui toutes échouèrent, tragiquement. Les TAAF recèlent de nombreux témoignages d’activités passées, résultants de découvertes, de conquêtes et d’entreprises. Pourquoi cette attirance de l’Homme vers les Terres australes, cette envie de connaître un territoire finalement indomptable où toute construction humaine s’avère difficile ?



Collecter la mémoire, au-delà de la valeur historique qu’elle représente, permet la constitution de repères communs sur les territoires qui la partagent. Elle suscite l’intérêt du public en raison des souvenirs et de l’émotion que cette mémoire procure. Les TAAF promeuvent les projets de mémoire collective comme l’histoire de Port Couvreux ou encore celles, malheureuses des oubliés de Saint-Paul ou des esclaves de l’île Tromelin. Cela dans le but de laisser des traces afin de valoriser ces histoires individuelles ou dans le but du souvenir. En essayant ainsi de restituer la mémoire collective, les TAAF participent à la construction d’une identité forte au sein des territoires.

Dans la période récente, les bases scientifiques contemporaines deviennent témoins de la recherche permanente d’un avenir différent si ce n’est meilleur, où chacun peut laisser une trace.